Reconnaître l’espèce
Corps de 7 à 10 cm, queue aussi longue que le corps, finement annelée. Grandes oreilles, museau pointu, pelage gris-brun. L’adulte tient dans une main et pèse moins qu’une tablette de chocolat.
La confusion fréquente est avec un jeune rat. Deux repères : la souris a une tête fine et des pattes grêles ; le jeune rat a déjà une tête massive et des pattes épaisses, disproportionnées par rapport au corps.
Pourquoi elle est plus difficile qu’un rat
Le rat brun a peu de points de nourrissage et s’en méfie durablement. La souris fait l’inverse : elle est curieuse, explore volontiers les objets nouveaux, mais grignote de très petites quantités en vingt ou trente endroits différents dans la nuit.
La conséquence est pratique. Un appât unique bien placé fonctionne souvent sur un rat ; sur une souris, il est visité brièvement puis abandonné au profit des miettes derrière le four. C’est pourquoi un chantier souris repose sur un grand nombre de points rapprochés — on parle couramment d’un dispositif tous les deux à trois mètres le long des murs — et pas sur deux postes en bout de pièce.
Les indices de présence
- Crottes de 3 à 6 mm, noires, en forme de grain de riz, dispersées.
- Traces grasses sombres aux angles et sous les meubles.
- Odeur d’urine ammoniaquée, caractéristique dans les placards fermés.
- Grignotages en demi-lune sur les emballages, sacs de croquettes, paquets.
- Nids de matériaux déchiquetés — isolant, papier, textile — dans un recoin sombre.
Comment on traite
La règle est colmater d’abord, piéger ensuite. Une souris passe par 6 mm : il faut traiter le jour sous les portes, les passages de canalisation, les grilles d’aération abîmées, les trémies de gaine. Grillage inox fin et mortier ; la mousse expansive seule se ronge en une nuit.
Ensuite seulement, piégeage dense le long des parois, contrôlé tous les jours au début. Les appâts rodenticides sont réservés aux situations où le piégeage ne suffit pas, et sont à écarter là où vivent des enfants ou des animaux domestiques : ils imposent alors des postes sécurisés verrouillés et une gestion stricte des cadavres.
Enfin le ménage structurel : stockage en boîtes hermétiques, pas de sac au sol, poubelles fermées. Une souris qui ne trouve rien à manger ne reste pas.
