Un contrôle des services vétérinaires ne demande pas si vous avez des cafards. Il demande votre plan de lutte : où sont les postes, qui les relève, à quelle date, avec quel produit. Un restaurant parfaitement propre sans aucune traçabilité se fait sanctionner ; un restaurant avec une infestation documentée et traitée s'en sort.
À Paris, la contrainte réelle est le partage : la plupart des cuisines sont en pied d'immeuble, raccordées aux mêmes colonnes et aux mêmes locaux à déchets que les logements au-dessus. Traiter la cuisine seule pendant que la gaine reste ouverte ne produit qu'un répit de trois semaines.
La deuxième contrainte est l'horaire. On intervient avant le service du matin ou après la fermeture, jamais en coupure : le gel appât posé pendant un service est nettoyé le soir même, et le passage n'a servi à rien.