Pourquoi c’est l’étape décisive
Un traitement supprime une population. Il ne change rien à ce qui l’a fait venir ni à ce qui lui permet d’entrer. Tant que l’accès reste ouvert et la ressource disponible, la recolonisation est une question de semaines ou de mois.
C’est la raison pour laquelle un contrat de dératisation sans volet exclusion est une dépense récurrente plutôt qu’une solution — et c’est aussi pourquoi un devis très bas mérite qu’on regarde ce qu’il ne contient pas.
Les dimensions à retenir
Elles sont contre-intuitives, et ce sont elles qui font échouer les colmatages approximatifs.
| Espèce | Passe par |
|---|---|
| Souris adulte | 6 mm, l’épaisseur d’un crayon |
| Jeune rat | 20 mm |
| Rat brun adulte | 25 à 30 mm |
Un rongeur ne « creuse » pas un mur sain : il exploite une ouverture existante et l’élargit en rongeant les bords, si le matériau le permet.
Les points à traiter, dans l’ordre
- Les bas de portes. Le jour sous une porte d’entrée, de cave ou de local technique est le point d’entrée numéro un. Bavette métallique ou brosse dense.
- Les passages de canalisation et de gaines. Sous les éviers, derrière les WC, au passage des colonnes. Grillage inox serré puis mortier.
- Les grilles d’aération et de ventilation. Jamais obturées — elles ont une fonction — mais regrillagées en maille fine et métallique.
- Les regards, trappes et accès de vide-sanitaire. Tampons jointifs, cadres scellés.
- Les soupiraux et jours de maçonnerie en pied de façade.
- Les rives de toiture, chatières et entrées de gouttière, dès qu’un rat noir est en cause.
- La végétation en contact avec la façade : le lierre et les branches font échelle.
Les matériaux
Ce qui tient : grillage ou laine d’acier inoxydable, tôle, mortier, éventuellement mortier chargé de grillage pour les volumes importants.
Ce qui ne tient pas : mousse expansive seule, silicone, plastique, bois tendre, adhésif. Tous se rongent, la plupart en une nuit.
L’autre moitié du travail
L’exclusion ne porte pas que sur les trous. Elle porte aussi sur ce qui attire :
- déchets en contenants fermés, locaux poubelles nettoyés et jointifs ;
- stocks surélevés, jamais posés à même le sol, écartés des murs pour permettre l’inspection ;
- suppression des eaux stagnantes et des fuites ;
- végétation et encombrants écartés des façades.
C’est moins spectaculaire qu’une intervention, et c’est ce qui détermine si elle devra être refaite.
