« J’ai vu passer quelque chose de gris » — et toute la stratégie dépend de ce que c’était. Souris et rat ne se piègent pas pareil, ne s’appâtent pas pareil, et ne racontent pas la même histoire sur votre bâtiment. Voici le tri, avec ou sans animal en vue.
Si vous l’avez vu
Souris : 7-10 cm sans la queue, silhouette fine, GRANDES oreilles, museau pointu, queue fine de la longueur du corps. Course légère, bonds, grimpe les câbles.
Rat brun : 20-27 cm sans la queue, massif, oreilles courtes, museau épais, queue épaisse plus courte que le corps. Démarche lourde, longe les murs, au sol.
Le piège du jeune rat : voir l’encadré — les proportions (tête et pattes massives) le trahissent.
Sans le voir : les trois juges de paix
Les crottes — le plus fiable : grain de riz éparpillé (souris) contre noyau d’olive en paquets (rat). Taille, forme, fraîcheur : la fiche crottes détaille et donne le protocole de nettoyage.
L’étage — la souris vit en 3D : placards hauts, faux plafonds, gaines verticales. Le rat brun vit en bas : caves, cours, vide sanitaires, égouts. En étage parisien, « un rat » est presque toujours une souris.
Les dégâts — grignotage fin et éparpillé, emballages percés (souris) ; rongement net et puissant — bois entamé, plastique dur, gaines de câbles sectionnées (rat).
Complément sonore : la fiche bruits dans les murs et son test de la farine.
Pourquoi ça change tout
La souris se piège à la tapette près des murs et se bloque au colmatage fin (6 mm !) — sa stratégie complète, largement faisable seul au début. Le rat, néophobe et porteur de leptospirose, se joue en postes sécurisés et en coordination d’immeuble — sa stratégie à lui, où le professionnel arrive plus tôt dans l’arbre de décision. Diagnostic d’abord, dépense ensuite.
