Reconnaître l’espèce
Corps de 16 à 22 cm, plus fin que celui du rat brun, et une queue plus longue que le corps — c’est le critère décisif. Les oreilles sont grandes, fines, presque translucides, et recouvriraient l’œil si on les rabattait. Le pelage va du gris sombre au brun ; le nom « rat noir » est trompeur, beaucoup d’individus ne sont pas noirs.
Un animal de hauteur
C’est la différence fonctionnelle avec le rat brun, et elle commande tout le reste. Le rat noir est un grimpeur excellent : câbles, gouttières, lierre, charpentes, chemins de câbles. Il niche dans les combles, les faux plafonds, les greniers, les doublages de toiture, parfois dans les arbres.
Il est aussi plus frugivore et granivore que le rat brun, plus franchement omnivore. Cela change le choix des appâts.
Comment on traite
Le principe est simple à énoncer : on traite là où il circule, c’est-à-dire en hauteur. Un chantier rat noir mené avec des postes au sol ne produit rien.
- Inspection des combles, de la charpente, des gaines verticales et des chemins de câbles. Chercher les crottes — plus fines et plus pointues que celles du rat brun — et les traces de rongement sur les bois et les isolants.
- Dispositifs fixés en hauteur, sur les poutres et les passages, sécurisés contre la chute.
- Fermeture des accès extérieurs : rives de toiture, chatières, entrées de gouttière, lierre en contact avec la façade.
- Attention particulière aux câbles électriques, cible fréquente, avec un risque incendie réel dans les charpentes anciennes.
