Reconnaître l’espèce
Trois repères, du plus fiable au moins fiable :
- Les pattes : extrémités nettement jaunes. C’est le critère le plus simple à distance raisonnable, d’où le nom « frelon à pattes jaunes ».
- Le thorax entièrement noir et velouté.
- L’abdomen sombre, traversé par un seul large segment orangé vers l’arrière.
Le frelon européen, Vespa crabro, est plus grand, d’allure plus rousse, avec un abdomen franchement jaune rayé de noir et des pattes brunes. Les deux espèces sont présentes en France ; la confusion est fréquente et conduit à détruire des nids de frelons européens, qui sont utiles et peu problématiques.
Deux nids dans une saison
C’est la particularité qui change la stratégie.
Au printemps, la reine fonde un nid primaire de la taille d’une orange, dans un endroit abrité et bas : avant-toit, abri de jardin, cabanon, haie dense. Il est accessible, peu peuplé, et sa destruction à ce stade est simple et peu coûteuse.
En été, la colonie déménage souvent vers un nid secondaire, beaucoup plus volumineux — jusqu’à la taille d’un gros ballon — fréquemment installé en hauteur dans un arbre, parfois sous une toiture. À ce stade, l’intervention demande du matériel de perche, parfois une nacelle, et coûte sensiblement plus cher.
La conséquence pratique : inspecter au printemps les abris bas d’un jardin ou d’un site arboré revient bien moins cher qu’une intervention d’août.
Que faire si on en voit un nid
Ne pas s’approcher, ne pas tenter de le traiter, ne pas le projeter d’eau. Noter la hauteur, le support et la fréquentation du lieu, et faire intervenir une entreprise équipée. Selon les départements, un dispositif de signalement existe auprès de la mairie, de la préfecture ou d’un référent départemental, avec parfois une prise en charge partielle.
