Reconnaître l’espèce
Ouvrière de 11 à 20 mm, jaune vif et noir, à la taille très marquée entre thorax et abdomen. Le corps est lisse et brillant, contrairement à celui de l’abeille, velu et plus terne. Le vol est rapide, nerveux, avec des changements de direction brusques.
Le nid est fait de papier mâché — bois mastiqué et salive — gris clair, en couches concentriques. Il est toujours enveloppé, à la différence du nid de polistes, ouvert et constitué d’alvéoles visibles suspendues à un pédoncule.
Où elle s’installe
Toujours dans un volume abrité et sec :
- combles, sous-toitures, caissons de volet roulant ;
- cavités de mur, derrière un bardage, dans une cheminée condamnée ;
- cabanes de jardin, abris à bois ;
- terriers et cavités du sol, dans le cas des nids souterrains.
Une activité d’entrée-sortie régulière à un même point, avec un trafic qui s’intensifie en fin d’été, signale un nid actif à proximité immédiate.
Faut-il détruire ?
Pas systématiquement, et c’est un point que peu de prestataires disent franchement.
La colonie est annuelle : les ouvrières et la reine fondatrice meurent aux premiers froids, seules les jeunes reines fécondées hivernent ailleurs, et le nid n’est jamais réoccupé. Un nid situé en haut d’un arbre, dans des combles non fréquentés ou sur une façade sans passage peut donc être laissé jusqu’à sa mort naturelle.
On traite quand il y a un risque de contact : à proximité d’une porte, d’une fenêtre qui s’ouvre, d’une terrasse, d’un passage d’enfants, d’une zone de travail — ou lorsqu’une personne allergique vit sur place.
Comment se passe l’intervention
Le traitement se fait en combinaison intégrale, avec une perche d’injection pour les nids en hauteur, à un moment où la colonie est rassemblée : tôt le matin ou au crépuscule. Le produit est injecté à l’intérieur du nid, jamais pulvérisé de loin.
L’accès est le vrai facteur de prix : un nid en coffre de volet au premier étage et un nid sous faîtage à huit mètres ne demandent ni le même matériel ni le même temps.
