Le bailleur doit délivrer un local permettant l'usage prévu au bail et en garantir la jouissance paisible. Un local infesté à l'entrée du preneur, c'est un manquement à l'obligation de délivrance — avec réduction de loyer, travaux forcés ou résiliation à la clé. Le traitement de fond entre deux preneurs n'est pas une dépense : c'est la clause de tranquillité du bail suivant.
Le cas classique parisien : un restaurant ferme, le local part en boutique ou en bureau. Les blattes ne partent pas avec le fonds de commerce — elles patientent dans les gaines, la chambre froide débranchée, les doublages de la cuisine déposée. Six mois plus tard, le nouveau preneur les découvre et se retourne contre le bailleur. Un traitement de fond avant travaux coûte une fraction du premier loyer.
L'autre angle mort est la vacance. Un local vide n'est pas un local mort : les souris s'y installent au calme, les pigeons colonisent la vitrine, et la copropriété finit par se plaindre au bailleur — que le RSD oblige de toute façon à maintenir le local sain, occupé ou non.