Professionnels · Syndics & copropriétés

Copropriété : un appartement traité seul est un appartement perdu.

Un devis à l'échelle de l'immeuble coûte moins cher que cinq traitements d'appartement successifs.

Intervention nuisibles — syndics & copropriétés

Dans un immeuble parisien, une infestation est presque toujours une affaire de colonne, pas de logement. Les rats circulent par les caves et les réseaux, les blattes par les gaines techniques et les vide-ordures, les souris par les faux plafonds. Un copropriétaire qui fait traiter chez lui pendant que la colonne reste infestée paie pour un répit de quelques semaines.

C'est aussi un problème de décision. Le traitement des parties communes relève de la copropriété, celui des parties privatives du copropriétaire ou de son locataire. Entre les deux, beaucoup d'infestations durent des années parce que personne ne finance l'étage intermédiaire — la gaine.

Notre travail avec un syndic consiste autant à produire un diagnostic utilisable en assemblée générale qu'à traiter. Un rapport qui chiffre le coût d'une campagne coordonnée face au coût cumulé des interventions individuelles fait passer une résolution ; un devis sec ne la fait pas passer.

Ce qui s'applique

Le cadre réglementaire, et sa source

Entretien des parties communes

Le syndicat des copropriétaires est responsable de la conservation et de l'entretien des parties communes, caves, locaux à déchets et gaines techniques inclus. Une infestation persistante en parties communes engage sa responsabilité.

Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 14

Logement décent et nuisibles

Un logement doit être exempt de toute infestation d'espèces nuisibles et parasites. Cette exigence, introduite par la loi ELAN, est opposable au bailleur — qui se retourne régulièrement vers la copropriété quand l'origine est en parties communes.

Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, art. 6 (modifié par la loi ELAN du 23 novembre 2018)

Règlement sanitaire départemental

Les propriétaires sont tenus de prendre les mesures nécessaires pour éviter la prolifération des rongeurs et insectes dans les immeubles et leurs dépendances.

Code de la santé publique, art. L1311-2 · RSD de Paris

Par ordre de priorité réelle

Les nuisibles sur ce type de site

Rat brun

Arrive par les réseaux d'assainissement et les caves. Les points durs sont le local à déchets, le regard d'eaux usées en cour et les gaines de chute. Le colmatage fait partie du traitement, ou rien ne tient.

Fiche rat brun →

Blatte germanique

Le cas typique de l'infestation de colonne : elle circule par les gaines de cuisine et de salle de bain d'un étage à l'autre. Un traitement simultané de la colonne est la seule approche qui fonctionne.

Fiche blatte germanique →

Souris grise

Circule en faux plafond et derrière les coffrages. Les caves encombrées de cartons sont son habitat de prédilection dans l'immeuble parisien.

Fiche souris grise →

Punaise de lit

Se propage de logement en logement par les plinthes et les gaines, surtout dans les immeubles à forte rotation locative. Exige une coordination entre lots, ce que seul le syndic peut organiser.

Fiche punaise de lit →

Pigeon biset

Le sujet est la fiente, pas l'oiseau : dégradation des façades, obstruction des descentes d'eau, terrasses impraticables. On protège les appuis et les corniches.

Fiche pigeon biset →

Comment on travaille

Le déroulé, sur une copropriété

  1. 01

    Diagnostic d'immeuble

    Caves, local à déchets, cour, regards, gaines accessibles, cage d'escalier, et les lots signalés. On établit l'origine et le chemin de circulation avant de proposer un périmètre.

  2. 02

    Rapport pour l'assemblée générale

    Ce qui a été constaté, où, le périmètre nécessaire, le coût de la campagne coordonnée face au coût cumulé des traitements individuels. C'est la pièce qui fait voter la résolution.

  3. 03

    Campagne coordonnée

    Traitement simultané des parties communes et des lots concernés, colonne par colonne, cage par cage. Courrier d'information aux occupants fourni, avec créneaux.

  4. 04

    Colmatage et contrôle

    Fermeture des accès : bas de portes de cave, passages de gaines, regards, grilles d'aération. Puis visite de contrôle et compte rendu transmis au conseil syndical.

Rythme conseillé

2 à 4 passages par an en parties communes

Deux passages annuels en entretien courant sur un immeuble sain : caves et local à déchets. Quatre sur un immeuble avec antériorité rats ou un local à déchets mutualisé. Les campagnes de colonne sont ponctuelles et sortent de ce rythme.

Ce qu'on vous remet

Exigible en contrôle

  • Rapport de diagnostic d'immeuble, utilisable en assemblée générale
  • Devis distinguant parties communes et parties privatives
  • Courrier type d'information aux occupants, avec créneaux
  • Compte rendu par passage transmis au syndic et au conseil syndical
  • Plan de postes des parties communes
  • Attestation de traitement par lot, pour les bailleurs concernés

Vu sur le terrain

Les cinq erreurs qui coûtent le plus cher

  • Faire traiter un seul lot pendant que la colonne reste infestée.
  • Laisser les caves s'encombrer de cartons et de textiles : c'est l'habitat, pas le symptôme.
  • Local à déchets sans porte fermante, ou conteneurs laissés ouverts.
  • Reporter la décision d'une AG à l'autre : une population de blattes double en six semaines.
  • Ne pas informer les occupants : un logement non préparé fait échouer la campagne de toute la colonne.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande, syndics & copropriétés

Qui paie : la copropriété ou le copropriétaire ?

Les parties communes — caves, local à déchets, cour, gaines, cage d'escalier — relèvent du syndicat des copropriétaires (loi du 10 juillet 1965, art. 14). L'intérieur d'un lot relève de son propriétaire, ou de son locataire selon le bail. Quand l'origine est en parties communes et que l'infestation touche plusieurs lots, le traitement coordonné est à la charge de la copropriété : c'est aussi l'option la moins chère. Nos devis séparent les deux lignes pour que la répartition soit lisible en AG.

Peut-on traiter sans attendre l'assemblée générale ?

Oui, dans deux cas. Le syndic peut engager des travaux urgents nécessaires à la sauvegarde de l'immeuble sans vote préalable, en informant les copropriétaires et en convoquant une AG. Et beaucoup de contrats de syndic prévoient un budget d'entretien courant qui couvre deux passages annuels en parties communes. Une infestation de rats en cave, avec rongements sur les gaines électriques, entre généralement dans l'urgence.

Un locataire se plaint de punaises de lit. Que doit faire le syndic ?

Le logement relève du bailleur, qui a l'obligation de délivrer un logement exempt d'infestation (loi de 1989, art. 6 modifié par la loi ELAN). Le rôle du syndic commence si plusieurs lots sont touchés ou si la circulation passe par les parties communes : il faut alors un diagnostic d'immeuble et une campagne coordonnée, parce que des traitements de lots désynchronisés se recontaminent. Nous produisons le rapport qui permet au syndic d'objectiver cette bascule.

Combien coûte une campagne à l'échelle d'un immeuble ?

Cela dépend du nombre de lots, du nombre de cages et du périmètre retenu. L'ordre de grandeur utile est le suivant : une campagne de colonne coordonnée revient typiquement moins cher que la somme des traitements individuels qu'elle remplace, parce que le déplacement et le diagnostic sont mutualisés et qu'il n'y a pas de recontamination à repayer. Le prix vous est annoncé après le diagnostic, avant tout engagement.

Les copropriétaires doivent-ils être présents ?

Pour les parties communes, non. Pour une campagne de colonne, l'accès aux lots concernés est indispensable : c'est le point qui fait échouer le plus de campagnes. Nous fournissons un courrier d'information avec des créneaux à retourner, et nous organisons les passages par cage pour limiter le nombre de jours d'absence demandés aux occupants.

Secteur desservi

Où nous intervenons pour une copropriété

Les communes ci-dessous déclarent ce secteur parmi leurs activités dominantes. Chaque page précise le bâti local et la difficulté récurrente constatée.

Un devis pour une copropriété.

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