Dans un immeuble parisien, une infestation est presque toujours une affaire de colonne, pas de logement. Les rats circulent par les caves et les réseaux, les blattes par les gaines techniques et les vide-ordures, les souris par les faux plafonds. Un copropriétaire qui fait traiter chez lui pendant que la colonne reste infestée paie pour un répit de quelques semaines.
C'est aussi un problème de décision. Le traitement des parties communes relève de la copropriété, celui des parties privatives du copropriétaire ou de son locataire. Entre les deux, beaucoup d'infestations durent des années parce que personne ne finance l'étage intermédiaire — la gaine.
Notre travail avec un syndic consiste autant à produire un diagnostic utilisable en assemblée générale qu'à traiter. Un rapport qui chiffre le coût d'une campagne coordonnée face au coût cumulé des interventions individuelles fait passer une résolution ; un devis sec ne la fait pas passer.