Dans un musée, une archive ou une bibliothèque patrimoniale, l'ennemi n'est pas celui des restaurants. Ce sont les insectes du patrimoine : vrillettes dans les bois, anthrènes et dermestes dans les textiles et les spécimens naturalisés, poissons d'argent dans le papier, mites dans les costumes. Des espèces discrètes, lentes, qui détruisent des objets irremplaçables sans bruit.
La réponse des institutions s'appelle la lutte intégrée (IPM) : surveiller en continu par pièges, détecter tôt, agir de façon ciblée, et ne jamais exposer les œuvres à des produits. On ne pulvérise pas une salle d'exposition : on suit des courbes de captures salle par salle, on met en quarantaine ce qui entre, et on traite le bâtiment — réserves, gaines, plinthes — jamais les collections.
Notre place dans ce dispositif est claire et nous la disons : nous tenons le bâtiment et le monitoring — pièges posés, relevés, courbes, rongeurs, insectes des locaux. Le traitement d'une œuvre infestée (anoxie, congélation) relève de prestataires spécialisés en conservation, avec lesquels nous travaillons en relais. Un dératiseur qui prétend traiter vos collections est un danger pour elles.