La souris est le nuisible le plus « faisable » en autonomie — à condition de jouer la bonne partie : le piège n’est que la moitié du travail, l’autre moitié s’appelle colmatage. Et il y a un seuil net où la partie change.
La méthode solo qui marche vraiment
1. Piéger juste. Tapettes à clapet, contre le mur, perpendiculaires à la plinthe, clapet côté mur — la souris longe les parois. Appât : beurre de cacahuète, pointe de couteau. Plusieurs pièges d’un coup (la première nuit est la meilleure), relevés chaque matin. Le détail des méthodes est dans notre fiche piégeage mécanique.
2. Colmater, sinon rien. Une souris passe par 6 mm — le diamètre d’un stylo. Laine d’acier tassée + mastic dans les passages de tuyaux, grille sur les aérations, brosse de bas de porte. Sans cette étape, vous piégez les visiteuses une par une, pour toujours : l’exclusion est la seule méthode définitive.
3. Couper le buffet. Aliments en boîtes hermétiques, gamelle du chat relevée la nuit, miettes sous le grille-pain. Une souris qui ne mange pas chez vous déménage.
Ce qui ne marche pas, pour solde de tout compte : ultrasons et répulsifs naturels — on a fait le tri, gardez le budget pour le mastic.
Le seuil : quand ce n’est plus une souris, mais un nid
- Crottes dans plusieurs pièces (50 à 80 par souris et par jour : le volume renseigne) ;
- Bruit toutes les nuits dans les cloisons ou le plafond ;
- Récidive après un piégeage réussi ;
- Odeur d’ammoniac dans un placard.
Une femelle fait 5 à 10 portées par an. Passé ce seuil, le piégeage unitaire perd la course démographique — et le raticide grand public crée plus de problèmes qu’il n’en règle (voir l’encadré). La dératisation professionnelle inverse le rapport : colmatage systématique des accès, postes sécurisés, passage de contrôle, prix annoncé au téléphone. Et qui appeler selon votre situation — locataire, copropriété, maison — change la facture.
Après
Pièges relevés, trous bouchés : les vérifications des semaines suivantes disent si c’est réellement terminé.
