Un grattement à 2 h du matin dans la cloison transforme n’importe qui en enquêteur. Voici la grille qu’on utilise au téléphone pour désigner le suspect — et le test à 50 centimes qui tranche en une nuit.
Le tableau des suspects
Souris — grattements fins et rapides, trottinements, au crépuscule et à l’aube, cloisons et plafonds (elle grimpe le long des gaines). Crottes en grain de riz. La méthode souris est ici.
Rat — bruits lourds, rongement sonore (bois, plastique), plutôt bas : cave, vide sanitaire, arrière de cuisine en rez-de-chaussée. Crottes en noyau d’olive, traces grasses le long des plinthes. Le cas rat se joue autrement.
Loir / lérot — galopades BRUYANTES dans les combles (on jurerait un chien), cris aigus, d’août aux premiers froids, puis silence (hibernation). Espèces protégées : voir l’encadré — ni poison, ni piège létal, exclusion uniquement.
Pigeons — roucoulements, grattements de pattes au petit matin, côté toiture ou caisson de volet. Leur page est ici.
La maison — craquements thermiques fixes et réguliers, sans déplacement ni traces : voir la FAQ avant de déclarer la guerre à une charpente qui travaille.
Le test de la farine (une nuit, 50 centimes)
Le soir, une bande de farine de 30 cm le long du mur où ça gratte. Au matin : petites empreintes à 4-5 doigts serrées = souris ; empreintes nettement plus grandes avec traînée de queue = rat ; empreintes larges aux coussinets marqués dans les combles = loir. Rien du tout trois nuits de suite = le bruit n’est pas au sol (gaines, toiture) ou pas animal.
Ensuite : traiter l’espèce, pas le bruit
Le diagnostic décide de tout — raticide interdit sur un loir, exclusion différente pour un pigeon, colmatage dans tous les cas. Au téléphone, avec vos trois indices (bruit, heure, traces), on vous dit qui c’est et ce que ça coûte — avant tout déplacement. Et si c’est la charpente : on vous le dit aussi, ça nous arrive chaque mois.
