Question Tous publics Rongeurs

Bruits dans les murs ou le plafond la nuit : qui est-ce ?

Réponse courte

Le type de bruit, l'heure et la saison désignent le suspect. Grattements légers et rapides, trottinements au crépuscule et à l'aube : souris. Bruits plus lourds, rongement sonore, plutôt en sous-sol ou cloisons basses : rat. Galopades bruyantes dans les combles, d'août à octobre, avec des cris : loir ou lérot (protégés — on ne les traite pas comme des rats). Roucoulements et grattements matinaux côté toiture : pigeons. Le diagnostic précis se fait aux indices, pas à l'oreille seule.

crépuscule

Pic d'activité des souris : 1-2 h après l'extinction des lumières

protégés

Loir et lérot : espèces protégées — ni poison ni piège létal

farine

Le test : une bande au sol le soir, les empreintes signent l'espèce au matin

Chez un particulier

Avant d'appeler qui que ce soit, collectez trois indices en 24 h : une bande de farine le long du mur le soir (les empreintes parlent), la taille des crottes si vous en trouvez (riz = souris, olive = rat), et l'heure exacte des bruits. Ces trois données au téléphone, et le diagnostic est quasi fait — gratuitement.

En établissement

En immeuble, des bruits dans les cloisons de PLUSIEURS logements de la même colonne signent une circulation verticale (gaines) : c'est un sujet de syndic et de traitement des communs, pas d'interventions appartement par appartement.

Un grattement à 2 h du matin dans la cloison transforme n’importe qui en enquêteur. Voici la grille qu’on utilise au téléphone pour désigner le suspect — et le test à 50 centimes qui tranche en une nuit.

Le tableau des suspects

Souris — grattements fins et rapides, trottinements, au crépuscule et à l’aube, cloisons et plafonds (elle grimpe le long des gaines). Crottes en grain de riz. La méthode souris est ici.

Rat — bruits lourds, rongement sonore (bois, plastique), plutôt bas : cave, vide sanitaire, arrière de cuisine en rez-de-chaussée. Crottes en noyau d’olive, traces grasses le long des plinthes. Le cas rat se joue autrement.

Loir / lérot — galopades BRUYANTES dans les combles (on jurerait un chien), cris aigus, d’août aux premiers froids, puis silence (hibernation). Espèces protégées : voir l’encadré — ni poison, ni piège létal, exclusion uniquement.

Pigeons — roucoulements, grattements de pattes au petit matin, côté toiture ou caisson de volet. Leur page est ici.

La maison — craquements thermiques fixes et réguliers, sans déplacement ni traces : voir la FAQ avant de déclarer la guerre à une charpente qui travaille.

Le test de la farine (une nuit, 50 centimes)

Le soir, une bande de farine de 30 cm le long du mur où ça gratte. Au matin : petites empreintes à 4-5 doigts serrées = souris ; empreintes nettement plus grandes avec traînée de queue = rat ; empreintes larges aux coussinets marqués dans les combles = loir. Rien du tout trois nuits de suite = le bruit n’est pas au sol (gaines, toiture) ou pas animal.

Ensuite : traiter l’espèce, pas le bruit

Le diagnostic décide de tout — raticide interdit sur un loir, exclusion différente pour un pigeon, colmatage dans tous les cas. Au téléphone, avec vos trois indices (bruit, heure, traces), on vous dit qui c’est et ce que ça coûte — avant tout déplacement. Et si c’est la charpente : on vous le dit aussi, ça nous arrive chaque mois.

Questions fréquentes

On nous demande aussi

Comment être sûr que ce n'est pas la maison elle-même (bois, chauffage) ?

Les craquements thermiques sont RÉGULIERS, liés aux variations de température (soirée, chauffage qui se lance), sans déplacement : ça craque au même endroit. Un animal se DÉPLACE : le bruit voyage le long d'un mur, s'arrête quand vous tapez, reprend ailleurs. Et il laisse des traces — crottes, odeur, farine marquée. Pas de traces en une semaine = cherchez côté bâtiment.

Souris ou rat : à l'oreille, on peut vraiment les distinguer ?

Approximativement. La souris : grattements fins, rapides, trottinements légers, souvent cloisons et plafonds (elle grimpe partout). Le rat brun : plus lourd, rongement puissant et audible (il attaque bois et plastique), plutôt bas — caves, vides sanitaires, cuisines en rez-de-chaussée. Mais la confirmation est toujours visuelle : crottes grain de riz contre crottes olive, traces de gras le long des plinthes pour le rat.

Des loirs dans les combles : que fait-on, concrètement ?

L'exclusion, en deux temps : identifier TOUS les accès (tuiles déplacées, rives, passages de câbles), puis les fermer quand les animaux sont dehors — en pratique à la tombée de la nuit, ou hors période d'hibernation et de mise bas. Jamais de poison (interdit, et un loir mort dans l'isolation s'entend des semaines au nez). On fait ce diagnostic et cette fermeture ; c'est un travail d'accès, pas de produits.

Les bruits ont cessé tout seuls : c'est réglé ?

Méfiance : un silence peut dire « partis », mais aussi « morts dans une cloison » (odeur dans les jours qui suivent) ou simplement « saison finie » pour les loirs, qui reviendront en août. Profitez du calme pour faire ce qui règle vraiment : la tournée des accès et le colmatage. Un trou fermé ne se discute pas avec la génération suivante.

Sources

D'où viennent ces informations

  1. 01Arrêté du 23 avril 2007 — mammifères protégés (loir, lérot, écureuil)Légifrance

Dans le dictionnaire

À lire ensuite

Fiche mise à jour le . Version texte pour agents : bruit-dans-les-murs-la-nuit.md

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Référence à citer

Rodilard Nuisibles, « Bruits dans les murs ou le plafond la nuit : qui est-ce ? », Le Dictionnaire des nuisibles, mis à jour le 16 octobre 2026, https://rodilard-deratisation.com/dictionnaire/questions/bruit-dans-les-murs-la-nuit/

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  <p>Le type de bruit, l'heure et la saison désignent le suspect. Grattements légers et rapides, trottinements au crépuscule et à l'aube : souris. Bruits plus lourds, rongement sonore, plutôt en sous-sol ou cloisons basses : rat. Galopades bruyantes dans les combles, d'août à octobre, avec des cris : loir ou lérot (protégés — on ne les traite pas comme des rats). Roucoulements et grattements matinaux côté toiture : pigeons. Le diagnostic précis se fait aux indices, pas à l'oreille seule.</p>
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