Sur un patrimoine social, la demande arrive logement par logement et la réponse doit se faire cage par cage. Les blattes et les punaises circulent par les gaines et les plinthes : trois logements traités à trois semaines d'intervalle dans la même colonne se recontaminent mutuellement, et l'on paie trois fois pour rien.
La contrainte dominante est l'accès. Une campagne de colonne échoue sur les logements non ouverts, pas sur la technique. L'organisation — courrier d'information, créneaux, relance, accompagnement par le gardien — pèse autant que le traitement, et c'est là que la plupart des campagnes se perdent.
L'enjeu juridique est devenu réel. Depuis la loi ELAN, un logement doit être exempt d'infestation d'espèces nuisibles et parasites pour être décent. Les contentieux locatifs sur ce fondement progressent, et l'attestation d'intervention par logement est la pièce que le bailleur doit pouvoir produire.