Le maire tient de son pouvoir de police générale la responsabilité de la salubrité publique sur sa commune. Concrètement : un terrier de rats au square, des signalements d'administrés rue par rue, une cantine scolaire contrôlée comme un restaurant, un gymnase, une crèche, une médiathèque — chacun avec son régime propre. Le prestataire d'une collectivité doit savoir passer de l'un à l'autre sans improviser.
La contrainte réelle est double. D'abord la commande publique : au-delà des seuils, la prestation passe par un marché, et le dossier technique doit être carré — méthodes, produits, certificats, preuves de passage. Ensuite la continuité de service : on n'évacue pas une école ou un guichet d'état civil ; on intervient hors présence du public, mercredis et vacances scolaires pour les équipements enfance.
Enfin, le domaine public ne se traite pas comme une cave. Les appâts rodenticides en accès libre y sont proscrits : postes sécurisés scellés, cartographiés, relevés — parce qu'un chien, un enfant ou un corbeau passent avant le rat dans l'ordre des risques.