Le malentendu de départ
On parle de « nuisible », mais le pigeon biset domestique n’en est pas un au sens réglementaire. Sa destruction n’est pas libre : elle relève d’un cadre encadré, et une entreprise qui propose de « supprimer les pigeons » d’un immeuble vous propose généralement quelque chose qu’elle ne peut pas faire légalement.
Le métier s’appelle dépigeonnage, et il consiste à rendre les surfaces inhospitalières.
Ce qui pose réellement problème
Les fientes. Acides, elles attaquent la pierre, les peintures, le zinc et les joints. Sur une corniche, l’accumulation finit par dégrader le support lui-même.
Les descentes d’eau pluviale, bouchées par les nids et les plumes, avec des débordements en façade.
Les terrasses et balcons rendus impraticables, et les plaintes qui vont avec dans les derniers étages.
La sécurité, quand une corniche couverte de fientes humides devient glissante pour les intervenants.
Les méthodes qui tiennent
Toutes sont mécaniques, et toutes reposent sur le même principe : supprimer la surface de posé ou l’accès.
- Pics inox sur appuis, corniches et enseignes. Posés sur toute la largeur, sinon l’oiseau se décale.
- Filets sur les loggias, cours intérieures et sous-faces, avec des mailles adaptées.
- Câbles tendus sur les lignes de posé, discrets en façade patrimoniale.
- Obturation des accès de combles et de ventilation, logique identique à celle du colmatage contre les rongeurs.
- Nettoyage et désinfection des accumulations, avec protection des intervenants.
Ce qui ne marche pas
Les répulsifs sonores et les faux rapaces : l’accoutumance est constatée en quelques jours. Les gels répulsifs se chargent de poussière et perdent leur effet en une saison. Et surtout, rien ne tient tant qu’il y a nourrissage : une seule personne qui nourrit régulièrement maintient la population sur place, quel que soit le dispositif posé. C’est le premier point à traiter, et c’est rarement technique.
