Reconnaître l’espèce
Grande, 20 à 30 mm, d’un brun très sombre à presque noir, à l’aspect luisant. Le mâle porte des ailes qui laissent l’extrémité de l’abdomen découverte ; la femelle n’a que des moignons. Aucun des deux ne vole.
La confusion se fait rarement avec la blatte germanique, deux fois plus petite et claire. Elle est plus fréquente avec la blatte américaine, encore plus grande et rousse, qu’on rencontre surtout dans les réseaux chauds.
Où elle vit
À l’inverse de la germanique, qui cherche la chaleur, l’orientale préfère le frais et l’humide : caves, vide-sanitaires, regards, canalisations, locaux poubelles, chaufferies, sous-sols d’immeubles anciens. Elle supporte mal la sécheresse et a besoin d’eau libre.
C’est une espèce qui circule à l’extérieur en été et pénètre par les soupiraux, les seuils et les gaines. Sa présence en appartement est presque toujours le signe d’une remontée depuis un réseau collectif.
Comment on traite
Le principe est de traiter au niveau du foyer, pas au niveau du symptôme.
- Inspecter sous-sols, vide-sanitaires, regards, locaux déchets et gaines techniques — avec une lampe, de nuit si possible.
- Corriger l’humidité : fuites, stagnations, siphons désamorcés.
- Poser des appâts et des pièges de suivi dans les parties communes basses.
- Colmater les points de remontée : passages de canalisation, joints de regard, grilles de soupirail.
- Contrôler à distance, le cycle étant long.
Le gel appât fonctionne, mais son intérêt est moindre que sur la germanique : la population est plus dispersée et moins grégaire. L’essentiel du résultat vient du traitement de l’humidité et du colmatage.
