Le reconnaître
Petit, noir, avec des rayures blanches nettes sur le thorax, l’abdomen et les pattes. Le repère le plus utile n’est pourtant pas l’aspect : c’est l’heure. Le moustique tigre pique en plein jour, avec des pics au lever et en fin d’après-midi, quand le moustique commun est actif la nuit.
Il est aussi plus discret : pas de vrombissement à l’oreille, et une piqûre souvent sur les chevilles et les mollets.
Il naît chez vous
C’est le point qui change tout. Son rayon de déplacement habituel est de l’ordre de 150 mètres. Autrement dit, le moustique qui vous pique sur votre balcon s’est développé à quelques dizaines de mètres — très souvent sur ce même balcon.
Il ne lui faut presque rien : quelques millilitres d’eau stagnante suffisent à une ponte. Les gîtes classiques sont tous domestiques.
- Soucoupes de pots de fleurs.
- Gouttières encombrées et regards.
- Seaux, arrosoirs, bidons, réserves d’eau non couvertes.
- Pieds de parasol creux, bâches qui font poche.
- Jouets, pneus, cendriers, vases de cimetière.
- Climatiseurs et bacs de condensats.
Le seul geste qui compte vraiment
Une tournée hebdomadaire, et on vide tout. C’est gratuit, cela prend dix minutes, et cela fait plus que n’importe quel traitement. Ce qui ne peut pas être vidé se couvre d’une moustiquaire fine ou se remplit de sable.
Un traitement adulticide tue les moustiques présents au moment où il est appliqué. Si le gîte est toujours là, une nouvelle génération sort quelques jours plus tard. C’est la même logique que pour les rongeurs : traiter sans supprimer la cause revient à payer pour recommencer.
