« J’appelle qui, pour des cafards ? » — la question paraît simple, et le marché fait tout pour l’embrouiller : plateformes, « artisans multiservices », diagnostics gratuits. Voici les quatre interlocuteurs possibles, et le bon ordre.
Les quatre portes, et ce qu’il y a derrière
L’entreprise 3D certifiée — la porte normale. Le métier s’appelle désinsectisation ; l’entreprise est dite « 3D » ; son applicateur détient le Certibiocide, un certificat nominatif obligatoire. C’est elle qui traite votre logement, au gel appât — la seule méthode qui atteigne la colonie. Prix d’ordre : dès 149 € en petite surface, annoncé au téléphone.
Le syndic — dès que l’immeuble est en cause. Récidive malgré traitement, voisins touchés, immeuble ancien à gaines communes : vous n’avez plus un problème d’appartement, mais de colonne. Le syndicat des copropriétaires doit traiter les parties communes (loi de 1965, art. 14) et coordonner. Notre lettre type syndic est prête à copier.
Le bailleur — si vous êtes locataire. Logement infesté à l’entrée dans les lieux, ou origine dans le bâti : signalement écrit, en recommandé, avant de payer quoi que ce soit. Qui paie exactement, et quand.
La mairie — l’arme de contrainte, pas de traitement. Le service communal d’hygiène ne désinsectise pas votre cuisine ; il peut en revanche constater, puis mettre en demeure un propriétaire ou un syndic qui laisse pourrir. À dégainer quand les courriers restent lettre morte.
L’ordre qui évite de payer deux fois
Locataire en immeuble : bailleur + syndic par écrit d’abord, entreprise ensuite (la vôtre ou la leur). Propriétaire en maison : entreprise directement. Propriétaire en copropriété avec récidive : syndic ET entreprise — le constat écrit de la seconde nourrit la demande au premier. Dans tous les cas, les quatre vérifications avant de signer tiennent en une minute de téléphone.
