Avant de traiter, il faut nommer. Chaque semaine, on reçoit des photos de « cafards » qui sont des dermestes, des Ectobius de jardin ou des grillons — et des « petits scarabées » qui sont de vraies blattes germaniques. Voici la grille d’identification, du premier coup d’œil au cas douteux.
La signature cafard, en 3 secondes
Antennes longues et fines (aussi longues que le corps), corps aplati fait pour se glisser sous les plinthes, course rapide et rectiligne vers l’obscurité dès que la lumière s’allume. Pas de saut, pas de vol en intérieur, pas de carapace bombée. Si l’insecte coche ces trois cases, c’est une blatte — reste à savoir laquelle.
Germanique ou orientale : le match qui décide du traitement
Blatte germanique — 1 à 1,5 cm, brun CLAIR, deux bandes sombres longitudinales sur le pronotum (le bouclier derrière la tête). Habitat : les zones CHAUDES — cuisine, moteur du frigo, lave-vaisselle, salle de bain. C’est l’espèce des appartements parisiens, à 90 %. Sa fiche complète.
Blatte orientale — 2 à 3 cm, brun-NOIR luisant, plus lente, incapable de grimper les surfaces lisses. Habitat : les zones FRAÎCHES et humides — caves, siphons, regards, locaux poubelles, rez-de-chaussée. Sa fiche.
La distinction n’est pas académique : gel en hauteur pour l’une, points d’eau et colmatage des remontées pour l’autre — le détail est en FAQ.
Les sosies qui font traiter pour rien
- Ectobius (blatte des jardins) : entre par la fenêtre l’été, attirée par la lumière — tout l’inverse d’une blatte domestique. Repart ou meurt seule (voir l’encadré).
- Dermeste : petit, ovale, bombé, antennes courtes — un insecte des denrées, pas des plinthes.
- Grillon : il saute, il chante.
Et ensuite
Identification confirmée → l’arbre de décision complet : ce que vous pouvez traiter seul, et le seuil du professionnel. Pour savoir par où ils sont arrivés et repérer les œufs avant qu’ils n’éclosent, les deux fiches sœurs complètent celle-ci.
