Le traitement est posé, le technicien est parti — et c’est maintenant que la moitié des échecs se jouent. Pas à cause du gel : à cause de ce qu’on fait par-dessus.
Les trois règles des 15 jours
1. On ne lave pas les zones traitées. Le gel est posé en points discrets : plinthes, charnières, dessous d’évier, arrières d’électroménager. Chaque coup d’éponge à ces endroits efface une partie du traitement. Le reste de la cuisine — plans de travail, vaisselle, sols au centre — se nettoie normalement.
2. On ne pulvérise RIEN. Pas de bombe, pas de spray « naturel », pas de terre de diatomée par-dessus. Tout répulsif détourne les blattes du gel, c’est-à-dire de la seule chose qui tue la colonie. Le coup de bombe « pour accélérer » est l’erreur n° 1 de l’après-traitement.
3. On observe, on note. Où, combien, à quelle heure. Ces notes transforment le passage de contrôle en réglage fin plutôt qu’en devinette.
La courbe normale d’un traitement au gel
Jours 1–4 : activité visible, parfois en hausse — les blattes sortent consommer, les intoxiquées errent en journée. Jours 5–12 : chute nette, cadavres dans les coins. Jours 13–21 : silence, contrôle, points refaits si besoin. Une colonie installée depuis des mois ne s’éteint pas en une nuit — elle s’éteint en deux semaines, définitivement, si on laisse le gel travailler.
Les signaux qui justifient un appel avant le contrôle
Activité nocturne inchangée après trois semaines ; des blattes dans des pièces jusque-là épargnées ; ou des voisins qui traitent en même temps que vous — signe d’une colonne d’immeuble, où le vrai traitement passe par le syndic. Et pendant qu’on y est : ce qu’il faut faire en attendant un passage vaut aussi entre le traitement et son contrôle.
