Les punaises déclenchent deux paniques : celle des piqûres, et celle de l’annuaire — cinquante « SOS punaises » qui promettent la lune à 99 €. Voici le triangle des bons interlocuteurs, et dans quel ordre le parcourir.
Le triangle : entreprise, bailleur, mairie
L’entreprise spécialisée traite. La reconnaître tient en trois questions au téléphone : deux passages compris dans le prix ? (sinon, raccrochez) ; Certibiocide de l’applicateur ? (numéro vérifiable) ; thermique possible si la situation l’exige ? Prix d’ordre honnête : à partir de 316 € les deux passages en petite surface — le protocole détaillé est ici.
Le bailleur paie, souvent — à condition d’être saisi dans les formes. La loi ELAN a inscrit l’absence d’infestation dans la décence (loi de 1989, art. 6) : recommandé, photos datées, délai. Notre lettre type bailleur part en cinq minutes, et la question « qui paie, exactement ? » a sa fiche complète.
La mairie contraint. Service communal d’hygiène : constat, puis mise en demeure du propriétaire défaillant. C’est le cran d’après le silence — pas le premier appel, mais un vrai levier quand il faut.
Les trois pièges du marché punaises
Le forfait 99 € : une pulvérisation unique, qui disperse et revient — vous paierez le vrai protocole ensuite, plus cher. La détection canine vendue seule : utile pour délimiter un périmètre douteux, absurde facturée à qui sait déjà. La fumigation express : spectaculaire, inadaptée aux punaises, dont les œufs rient des fumées. Face aux trois, la même parade : exiger le protocole écrit — inspection, méthode, DEUX passages, contrôle — et un prix annoncé avant déplacement.
Et en attendant le passage ?
Ni bombe, ni huiles, ni déménagement du matelas : les gestes qui aident vraiment, la préparation qui fera réussir le traitement, et le test en huit signes si le doute subsiste.
