La règle unique
Ne pulvérisez rien. Ni aérosol, ni fumigène, ni produit « naturel » en spray.
C’est la seule consigne sans exception. Une pulvérisation rend les surfaces répulsives pendant plusieurs semaines, disperse les insectes vers les cloisons et les voisins, et annule les gels appâts qui seront posés ensuite. Elle rend l’intervention plus longue et plus chère.
Les gestes utiles
Aspirer. Sols, plinthes, rainures, dessous de meubles, matelas et sommier selon le cas. Le sac part immédiatement dans un sac fermé, à l’extérieur. L’aspiration retire une partie de la population sans aucun inconvénient.
Laver à 60 °C le linge potentiellement exposé, ou passer au sèche-linge chaud, puis ensacher hermétiquement.
Fermer les ressources. Denrées en contenants hermétiques, poubelles fermées, pas de sac au sol, miettes et graisses nettoyées, gamelles d’animaux rentrées la nuit.
Supprimer l’eau libre. Fuites, siphons, éponges humides, soucoupes de plantes. Beaucoup d’espèces tiennent plus longtemps sans manger que sans boire.
Ne rien déplacer. Ni d’une pièce à l’autre, ni hors du logement. C’est le geste qui transforme un foyer en deux.
Ce qu’il faut documenter
- Photos datées des indices, avec un repère d’échelle si possible.
- Localisation précise de chaque observation : pièce, meuble, hauteur.
- Chronologie : date des premiers signes, évolution, événements associés — voyage, livraison, achat d’occasion, travaux dans l’immeuble.
- Traitements déjà tentés, le cas échéant. C’est une information technique importante, pas un aveu : elle change le protocole.
Si vous êtes locataire, envoyez ces éléments par mail daté au propriétaire ou à l’agence. C’est ce qui détermine la prise en charge, et cela ne coûte que dix minutes.
En copropriété
Prévenez le syndic dès que vous suspectez une origine commune — gaines, local poubelles, cave, lot voisin. Un traitement isolé pendant que la colonie persiste dans les parties communes est une dépense perdue.
