« Qu’est-ce qui m’a piqué ? » — la question arrive chaque matin sur notre WhatsApp, photo à l’appui. Voici la grille qu’on applique, et ses limites honnêtes : la peau ORIENTE, les traces CONFIRMENT.
La grille de lecture, en quatre questions
Où ? Zones couvertes la nuit (dos, flancs, cuisses) → punaises, qui piquent sous le drap. Zones découvertes → moustique. Chevilles et mollets en mitraillage → puces (elles sautent du sol, portée 20 cm).
Quand ? Découvert au réveil, sans rien senti → punaises (leur salive anesthésie). En journée dehors, surtout l’été → moustique tigre. Toute la journée près du canapé ou d’un tapis → puces.
Quel motif ? Ligne ou grappe de 3-5 → punaises, très évocateur. Points isolés gonflés → moustique. Semis de petits points rouges serrés → puces. Deux points côte à côte, rougeur locale → possiblement araignée (rare, et jamais « en série »).
Qui, dans le foyer ? Un seul qui « se fait piquer » ne prouve rien — 30 % des gens ne réagissent pas aux punaises (voir l’encadré).
Confirmer, maintenant
La piqûre oriente ; la preuve est dans la pièce. Punaises : le test en 8 signes — coutures du matelas, angles du sommier, déjections noires. Puces : chaussettes blanches montées, dix pas sur le tapis — les points noirs qui sautent se voient. Moustique : la chasse aux eaux stagnantes dans un rayon de 150 m commence sur votre balcon.
En cas de doute : photo des piqûres + photo de la literie sur WhatsApp, on identifie gratuitement — ça nous évite de traiter « au cas où », ce qu’on refuse de faire.
Et ensuite
Selon le verdict : punaises, puces, ou moustique tigre — trois stratégies qui n’ont rien en commun, d’où l’importance de ne pas se tromper d’adversaire avant de dépenser.
