Le « nid de cafards » que tout le monde cherche n’existe pas — pas de nid, pas de reine. Ce qui existe : l’oothèque, un étui à œufs que la plupart des gens ont déjà vu sans savoir ce que c’était. La reconnaître change votre regard sur l’infestation ; savoir qu’aucun spray ne la traverse change votre stratégie.
À quoi ça ressemble
Un grain de riz brun, strié de segments réguliers, 6 à 10 mm, bombé — on dit souvent « un mini sac à main » ou « une capsule de café écrasée ». Couleur brun clair à brun rouge. Au toucher : rigide, ça craque si on l’écrase. Vous en trouverez collées dans les recoins chauds et sombres (liste de chasse en FAQ) ou, pour la germanique, accrochée à l’arrière de l’abdomen d’une femelle — elle la porte jusqu’à l’éclosion.
La détruire : mécanique, pas chimique
La paroi de l’oothèque est étanche aux insecticides de contact — pulvériser dessus ne fait que la nettoyer. Les deux gestes qui marchent :
- Écraser — franchement, jusqu’au craquement.
- Aspirer — puis sac fermé, dehors, tout de suite (les œufs éclosent très bien dans un sac d’aspirateur au chaud).
Une oothèque trouvée = une zone de reproduction : inspectez le même type de recoin dans toute la pièce, il y a rarement une fille unique.
Ce que ça dit de votre infestation
Des oothèques (pleines ou écloses), c’est la preuve que la reproduction a lieu CHEZ VOUS — vous n’êtes plus dans le cas « un arrivant en carton », mais dans le seuil où le traitement sérieux s’impose. La bonne nouvelle : le gel appât gagne aussi contre les éclosions à venir, par effet cascade (FAQ) — à condition de ne pas nettoyer ce qu’il ne faut pas pendant les trois semaines qui suivent.
