Bonne nouvelle pour finir la série : les fourmis sont le nuisible domestique où vous avez le plus de chances de gagner seul — si vous jouez appât, pas spray. Et deux exceptions précises où il faut nous appeler.
La méthode solo, dans l’ordre
1. Remonter la piste. La colonne suit une piste de phéromones entre une entrée et une source (sucre, miettes, gamelle). Trouvez les deux bouts avant d’acheter quoi que ce soit.
2. Couper la source. Sucreries en boîte, plan de travail nettoyé, gamelle relevée. Une colonne sans récompense s’éteint d’elle-même.
3. Gel appât sur la piste — pas de spray. Les ouvrières rapportent le gel au nid ; la mort différée (72 h) laisse le temps d’atteindre la reine. Tuer les ouvrières au spray, c’est tuer les livreuses avant la livraison.
4. Vinaigre sur l’ancienne piste une fois le gel consommé, et silicone sur la fissure d’entrée. Ce qui marche et ne marche pas en rayon fait le tri du reste ; la terre de diatomée tient la barrière des recoins secs.
Les deux exceptions qui changent la partie
La fourmi pharaon. Minuscule (2 mm), jaune-brun translucide, active toute l’année en intérieur chauffé — l’habituée des immeubles parisiens, hôpitaux et boulangeries. Ses colonies ont PLUSIEURS reines, et le spray la fait ESSAIMER en colonies filles : on transforme un problème en cinq. Le traitement est un appâtage patient et coordonné — en immeuble, souvent à l’échelle de plusieurs logements. La fiche espèce l’identifie en 30 secondes ; si c’est elle, appelez-nous avant le spray, pas après.
Les charpentières dans le bois. Sciure fine sous une poutre, bruissement dans une cloison, essaimages intérieurs répétés : le nid est dans la structure, souvent sur un bois humide. L’étendue ne se juge pas de l’extérieur — inspection, traitement localisé, et correction de l’humidité qui a tout causé.
