C’est la question qu’on entend après l’annonce du prix : « et mon assurance ? ». Réponse honnête : dans 9 cas sur 10, elle ne jouera pas — mais il y a trois vraies pistes financières, et une garantie oubliée qui sert plus souvent que prévu.
Ce que l’assurance habitation couvre — et pas
Exclu (le standard du marché) : le traitement lui-même. Désinsectisation, dératisation, les nuisibles « en tant que tels » figurent dans les exclusions de la quasi-totalité des contrats multirisques habitation. Ce n’est pas une arnaque de votre assureur, c’est la définition du produit : l’infestation est considérée comme un défaut d’entretien, pas un aléa.
Couvert (par ricochet) : les dégâts CONSÉCUTIFS, via les garanties classiques. Câbles rongés → incendie ou dommages électriques. Canalisation percée par des rats → dégât des eaux. Déclarez alors le sinistre pour ce qu’il est (incendie, dégât des eaux) — la cause rongeur ne l’exclut pas.
L’option récente : quelques contrats (et des « assurances nuisibles » autonomes) couvrent désormais un traitement, avec plafonds et carences qu’il faut lire de près — l’encadré ci-dessus fait le calcul.
Les trois pistes qui paient plus souvent que l’assurance
- Le bailleur — logement infesté à l’entrée, ou origine dans le bâti : décence (loi ELAN). Qui paie quoi, avec les courriers.
- Le syndicat de copropriété — colonne, caves, communs : art. 14, et notre lettre type syndic.
- La protection juridique de votre propre contrat — pas pour payer le traitement, mais pour faire payer celui qui doit (voir FAQ) : c’est la garantie dormante la plus utile du dossier.
Dans tous les cas : la chronologie écrite
Photos datées dès les premiers signes, signalements écrits, factures conservées, et un constat professionnel daté quand l’origine est discutable — c’est ce dossier qui transforme « qui paie ? » en réponse. Nos rapports d’intervention sont écrits pour ça : recevables par un bailleur, un syndic, une assurance ou un juge.
