Les sept éléments à exiger
1. Un plan du site. Avec chaque dispositif numéroté et localisé : postes, pièges de monitoring, pièges lumineux, pièges à phéromone. Ce plan doit être mis à jour quand un dispositif bouge.
2. Des seuils écrits, par zone. Le niveau de présence au-delà duquel on intervient. Nul en zone de production alimentaire, non nul en périphérie extérieure. Sans seuil, il n’y a ni déclenchement ni mesure du succès.
3. Un relevé daté à chaque visite. État de chaque dispositif, constats, observations sur le bâti. Signé, remis, et exploitable — pas une feuille pré-remplie avec des cases cochées à l’identique depuis deux ans.
4. Des actions correctives affectées. Chaque constat doit produire une action, avec un responsable désigné et une échéance. Et la visite suivante doit en vérifier l’exécution. C’est ce point qui distingue un contrat de maîtrise d’un abonnement de passages.
5. Les fiches de données de sécurité de tous les produits employés sur site, disponibles en permanence.
6. Le certificat de l’entreprise — Certibiocide — et son attestation d’assurance responsabilité civile professionnelle, à jour.
7. Un délai d’intervention d’urgence, écrit, avec sa définition exacte : point de départ, jours et heures couverts, et conséquence en cas de dépassement.
Comment comparer deux offres
Pas sur le nombre de passages. Quatre visites documentées, avec relevés exploitables et actions suivies, valent mieux que douze visites qui ne laissent qu’un tampon.
Mettez en regard, pour chaque offre :
- le périmètre couvert — toutes les zones, ou seulement la cuisine ?
- la fréquence et sa justification par un diagnostic ;
- le contenu documentaire des sept points ci-dessus ;
- le délai d’urgence et sa définition ;
- les exclusions de garantie ;
- la durée d’engagement et le préavis de résiliation ;
- ce qui déclenche une facturation hors forfait.
Les clauses à lire en premier
Les exclusions de garantie. Elles sont souvent rédigées de façon à neutraliser la garantie dès qu’un défaut de bâti subsiste. Si les travaux relèvent de votre bailleur et non de vous, vérifiez que vous n’êtes pas tenu d’un résultat que vous ne pouvez pas obtenir.
La durée d’engagement et la reconduction tacite. C’est la source la plus fréquente de litige, davantage que le prix.
Le périmètre. Un contrat limité à la cuisine alors que l’origine est au local poubelles vous laisse non couvert exactement là où le problème se pose.
Les prestations hors forfait. Travaux d’exclusion, interventions supplémentaires, traitements spécifiques : savoir à l’avance ce qui sera refacturé.
