C’est l’espoir secret de tous nos appelants : « on part un mois, elles seront mortes ». On préférerait vous dire oui. Voici les vrais chiffres de survie — et pourquoi le logement vide est une stratégie qui se retourne.
Les chiffres qui fâchent
Une punaise adulte à jeun survit plusieurs mois — jusqu’à 6 mois et au-delà quand il fait frais (le froid ralentit son métabolisme : il la CONSERVE). Les nymphes tiennent plusieurs semaines. Les œufs déjà pondus éclosent, et les nymphes nées attendent. Votre absence de deux semaines, un mois, un été ? Une sieste, à leur échelle.
Pourquoi « partir » aggrave
Elles ne meurent pas, elles cherchent. Privées de CO2 et de chaleur, les punaises élargissent leur exploration — plinthes, gaines, palier. En immeuble, le logement vide infesté devient un diffuseur vers les voisins (voir l’encadré).
Elles vous rattrapent au retour. Le premier soir, votre respiration les réveille. Vous retrouvez l’infestation au point laissé — moins les semaines perdues, plus les éclosions.
Dormir ailleurs = les emmener. Salon, chez des amis : la FAQ détaille pourquoi le déménagement nocturne ensemence au lieu de protéger.
Ce que l’absence permet, en revanche
Un logement vide est une excellente fenêtre de traitement : accès total, préparation facile, chaleur professionnelle sans contrainte d’occupation, deux passages posés sereinement. Partir, oui — après avoir déclenché le traitement, pas à sa place. Et au retour de n’importe quel séjour, les rituels anti-rapatriement évitent de recommencer l’histoire.
