La seconde main est une excellente idée — les punaises aussi l’ont eue. À Paris, le meuble récupéré dispute au voyage le titre de première porte d’entrée des infestations. Voici comment chiner sans ramener, cas par cas.
La hiérarchie du risque
Interdit de bon sens : matelas, sommiers et canapés du TROTTOIR — on jette rarement une literie saine, et les encombrants parisiens sont une bourse aux punaises à ciel ouvert.
Risque élevé, achat possible avec protocole : tout le rembourré d’occasion (canapés, fauteuils, têtes de lit capitonnées) — inspection serrée + vapeur, ou renoncement.
Risque gérable : bois massif et métal — les punaises s’y cachent (assemblages, trous de vis) mais s’en délogent bien à la vapeur.
Risque faible, sas trivial : vêtements (machine 60 °C direct), petits objets (congélateur 72 h).
Le protocole d’entrée, en trois temps
- Inspecter AVANT d’acheter — à la lampe, coutures et assemblages ; ce qu’on cherche est en FAQ, et en images dans la fiche reconnaissance.
- Quarantaine — rien n’entre directement dans une chambre ou un salon : congélation (le protocole froid), vapeur lente sur coutures et assemblages, ou film fermé pour le gros.
- Surveiller deux semaines après l’entrée : au moindre doute, le test en 8 signes.
Et si le mal est fait — piqûres alignées quelques jours après l’arrivée du meuble — ne perdez pas de semaines : la stratégie complète est ici, et plus l’infestation est jeune, plus le traitement est court. Pensez aussi au sens inverse : jeter un meuble infesté a ses règles (l’encadré), par égard pour le prochain chineur — et pour votre propre cage d’escalier.
