# Nuisibles en espaces verts. Dehors, tout change : les méthodes aussi.

> En extérieur, la chimie dispersée est interdite ou inutile : on gagne par le terrier, le nid et le calendrier — pas par le bidon.

- Secteur : Parcs, jardins & espaces verts — Paris et Île-de-France
- Source canonique : https://rodilard-deratisation.com/professionnels/parcs-jardins/

## Contexte

Un parc est un écosystème ouvert : on n'y « éradique » pas les nuisibles, on y gère des populations. Le rat niche dans les talus et vit des poubelles et du nourrissage sauvage ; la guêpe s'installe en juin ; la chenille processionnaire descend du pin en mars. Chaque problème a sa fenêtre de tir, et la rater coûte une saison.

Le droit a changé la donne : depuis la loi Labbé, les produits phytosanitaires sont interdits dans les espaces verts ouverts au public, et les biocides y sont strictement encadrés. Le prestataire qui promet de « pulvériser le parc » promet une infraction. Les méthodes qui tiennent sont mécaniques et ciblées : traitement de terrier, destruction de nid au point exact, piégeage, échenillage, gestion des déchets.

La chenille processionnaire n'est plus une option : classée espèce dont la prolifération constitue une menace pour la santé humaine, elle expose le gestionnaire d'un site ouvert au public qui laisse un pin infesté au-dessus d'une aire de jeux. Poils urticants, enfants, chiens : c'est le dossier qu'on ne veut pas voir arriver.

## Cadre réglementaire applicable

### Interdiction des produits phytosanitaires

Les personnes publiques ne peuvent utiliser de produits phytopharmaceutiques pour l'entretien des espaces verts, promenades et voiries ouvertes au public. La lutte contre les nuisibles y repose sur des méthodes mécaniques et des biocides strictement localisés et sécurisés.

Source : Loi n° 2014-110 du 6 février 2014 (loi Labbé), Code rural art. L253-7

### Chenilles processionnaires : espèce à enjeu de santé

Les chenilles processionnaires du pin et du chêne sont inscrites sur la liste des espèces dont la prolifération est nuisible à la santé humaine. Le gestionnaire d'un site ouvert au public doit prévenir l'exposition : surveillance, échenillage, piégeage, information.

Source : Décret n° 2022-686 du 25 avril 2022 · Code de la santé publique, art. L1338-1

### Salubrité des abords

Le règlement sanitaire départemental impose de tenir les terrains et leurs abords exempts de rongeurs, et encadre le nourrissage des animaux errants qui alimente les colonies.

Source : RSD de Paris et des départements franciliens, art. 26 et 119 à 130

## Nuisibles par ordre de priorité

### Rat brun

Terriers dans les talus, berges et massifs ; la population suit la nourriture disponible — poubelles, nourrissage, restes de pique-nique. Fiche : https://rodilard-deratisation.com/dictionnaire/especes/rat-brun/

### Frelon asiatique

Nids en hauteur dans les arbres, invisibles jusqu'à l'été ; destruction réglementée au point exact, jamais à l'aveugle. Fiche : https://rodilard-deratisation.com/dictionnaire/especes/frelon-asiatique/

### Guêpe commune

Nids au sol, dans les murets et les arbres creux : le risque des aires de jeux et des pelouses d'été. Fiche : https://rodilard-deratisation.com/dictionnaire/especes/guepe-commune/

### Chenille processionnaire

Pins et chênes : poils urticants dangereux pour enfants et chiens, obligation de prévention pour le gestionnaire du site. Fiche : https://rodilard-deratisation.com/dictionnaire/especes/chenille-processionnaire/

### Moustique tigre

Toute eau stagnante — coupelles, regards, bâches — produit du moustique en 7 jours l'été. La lutte est d'abord une chasse aux gîtes. Fiche : https://rodilard-deratisation.com/dictionnaire/especes/moustique-tigre/

## Déroulé de la prestation

### 1. Diagnostic saisonnier du site

Cartographie des terriers, repérage des nids et des pins à processionnaires, inventaire des points d'eau stagnante et des sources de nourriture. Le plan du parc devient un plan de travail.

### 2. Traitement au point exact

Terrier par terrier, nid par nid : appâtage sécurisé en poste scellé ou traitement direct du terrier, destruction de nid à la fenêtre horaire utile (tôt le matin ou à la tombée du jour).

### 3. Fenêtres de calendrier

Échenillage et pièges à colliers l'hiver et au tout début du printemps ; nids de guêpes et frelons de juin à octobre ; campagnes rongeurs au printemps et à l'automne.

### 4. Gestion des causes

Sans action sur les poubelles, le compost et le nourrissage sauvage, le traitement ne tient pas une saison. On documente les causes et on outille le gestionnaire pour agir dessus.

### 5. Balisage et information

Zones traitées balisées, délais de réentrée respectés, panneau d'information quand le site reste ouvert : le public ne découvre jamais un traitement par accident.

## Rythme conseillé

**Un calendrier annuel par site : 2 campagnes rongeurs + interventions saisonnières (chenilles fin d'hiver, nids juin–octobre)** — En extérieur, le rythme utile est celui de la biologie : traiter les chenilles en juillet ou les terriers en janvier, c'est payer un passage pour rien. Le calendrier se cale sur le site, pas sur l'agenda du prestataire.

## Documents remis (exigibles en contrôle)

- Cartographie datée des terriers, nids et zones traitées
- Calendrier annuel d'interventions, mis à jour après chaque passage
- Attestation d'intervention sans produit rémanent dispersé en zone publique
- Relevé photographique avant/après pour chaque point traité

## Les erreurs les plus coûteuses

- Poser du rodenticide à l'air libre « pour aller vite » : illégal, dangereux pour la faune, les chiens et les enfants — et inefficace, le rat préfère la poubelle.
- Détruire un nid de frelons à la lance ou au jet, en journée : colonie dispersée, riverains piqués, nid reconstruit à 50 mètres.
- Échenniller en avril quand les processions ont commencé : les poils urticants sont déjà dans l'air et dans l'herbe. La fenêtre, c'est l'hiver.

## Questions fréquentes

### Pouvez-vous pulvériser l'ensemble du parc contre les moustiques ?

Non, et personne ne le devrait : la pulvérisation spatiale d'adulticides est réservée aux opérateurs publics de démoustication dans des cas sanitaires précis. Ce qui marche à l'échelle d'un parc : supprimer les eaux stagnantes, traiter les regards, poser des pièges pondoirs. C'est ce que nous faisons.

### Un nid de frelons asiatiques dans un arbre du jardin : qui paie ?

Le propriétaire du terrain où se trouve le nid. Certaines communes franciliennes subventionnent la destruction — nous fournissons la facture détaillée qui permet de demander l'aide.

### Des rats dans un jardin partagé : peut-on traiter sans danger pour le potager ?

Oui : postes sécurisés scellés en périphérie, jamais dans les carrés de culture, et surtout travail sur le compost et le stockage des graines — c'est lui qui nourrit la colonie.

### Intervenez-vous sur les berges et les bassins ?

Oui, avec des postes adaptés aux zones humides et sans aucun produit en contact avec l'eau. Les berges sont les autoroutes des rats : on les traite en priorité dans les campagnes.
