# Nuisibles en musée. Ici, on ne pulvérise pas : on surveille, on piège, on prouve.

> Une collection ne se traite pas — elle se protège : le standard des musées est la lutte intégrée, où la courbe de captures remplace le bidon.

- Secteur : Musées, archives & patrimoine — Paris et Île-de-France
- Source canonique : https://rodilard-deratisation.com/professionnels/musees-patrimoine/

## Contexte

Dans un musée, une archive ou une bibliothèque patrimoniale, l'ennemi n'est pas celui des restaurants. Ce sont les insectes du patrimoine : vrillettes dans les bois, anthrènes et dermestes dans les textiles et les spécimens naturalisés, poissons d'argent dans le papier, mites dans les costumes. Des espèces discrètes, lentes, qui détruisent des objets irremplaçables sans bruit.

La réponse des institutions s'appelle la lutte intégrée (IPM) : surveiller en continu par pièges, détecter tôt, agir de façon ciblée, et ne jamais exposer les œuvres à des produits. On ne pulvérise pas une salle d'exposition : on suit des courbes de captures salle par salle, on met en quarantaine ce qui entre, et on traite le bâtiment — réserves, gaines, plinthes — jamais les collections.

Notre place dans ce dispositif est claire et nous la disons : nous tenons le bâtiment et le monitoring — pièges posés, relevés, courbes, rongeurs, insectes des locaux. Le traitement d'une œuvre infestée (anoxie, congélation) relève de prestataires spécialisés en conservation, avec lesquels nous travaillons en relais. Un dératiseur qui prétend traiter vos collections est un danger pour elles.

## Cadre réglementaire applicable

### Conservation des collections publiques

Les collections des musées de France sont imprescriptibles et leur conservation est une obligation : le récolement et les rapports de conservation documentent l'état des œuvres — et le registre de lutte intégrée en fait partie dans les faits.

Source : Code du patrimoine, art. L451-1 et suivants

### Lutte intégrée en institution patrimoniale

Les référentiels de conservation préventive recommandent la surveillance par piégeage, la quarantaine des entrées et la limitation stricte des biocides à proximité des collections. La norme européenne sur la conservation du patrimoine cadre les ambiances et la gestion des locaux de réserve.

Source : Norme NF EN 16893 · référentiels C2RMF de conservation préventive

### Locaux de travail et accueil du public

Les espaces de travail et d'accueil restent soumis aux obligations générales de salubrité : la partie « classique » du site (cafétéria, bureaux, locaux techniques) se traite selon les régimes habituels, isolément des espaces de collection.

Source : Code du travail, art. R4228-1 et suivants

## Nuisibles par ordre de priorité

### Mite alimentaire et mites textiles

Costumes, tapisseries, textiles en réserve : les larves font les dégâts, la surveillance par phéromones les révèle. Fiche : https://rodilard-deratisation.com/dictionnaire/especes/mite-alimentaire/

### Poisson d'argent et insectes du papier

Archives, réserves humides, sous-sols : l'hygrométrie est la cause, le piégeage la mesure, l'assainissement du local la réponse. Fiche : https://rodilard-deratisation.com/dictionnaire/especes/blatte-orientale/

### Souris grise

Réserves et combles : elle déchiquette papiers et textiles pour nicher. Piégeage mécanique uniquement en zone de collection. Fiche : https://rodilard-deratisation.com/dictionnaire/especes/souris-grise/

### Rat brun

Sous-sols et locaux techniques des bâtiments anciens : on le bloque au périmètre, avant les niveaux de réserve. Fiche : https://rodilard-deratisation.com/dictionnaire/especes/rat-brun/

## Déroulé de la prestation

### 1. Plan de piégeage salle par salle

Pièges collants et pièges à phéromones numérotés, cartographiés — salles d'exposition, réserves, gaines, quais d'entrée des œuvres.

### 2. Relevés périodiques et courbes

Chaque relevé alimente la courbe de captures par salle : c'est la tendance qui déclenche l'action, pas l'impression. Un pic = une inspection, pas une pulvérisation.

### 3. Quarantaine des entrées

Acquisitions, dons, retours de prêt : protocole d'inspection et d'isolement avant intégration en réserve — la plupart des infestations entrent par la porte, dans une caisse.

### 4. Traitement du bâtiment, jamais des œuvres

Rongeurs au périmètre et dans les locaux techniques, insectes dans les gaines et plinthes des zones hors collection. Pour une œuvre infestée, nous passons le relais anoxie/congélation à un spécialiste de la conservation.

### 5. Registre IPM

Plan, relevés, courbes, incidents, actions : le registre que l'on présente en inspection, en récolement ou à un prêteur qui demande vos garanties.

## Rythme conseillé

**Monitoring mensuel à trimestriel selon les zones + inspection saisonnière des réserves** — Les insectes du patrimoine vivent au rythme des saisons : les vols d'anthrènes et de mites se jouent au printemps et en été, l'humidité des sous-sols l'hiver. Le pas de relevé s'adapte à la sensibilité de chaque zone.

## Documents remis (exigibles en contrôle)

- Plan de piégeage cartographié, salle par salle
- Courbes de captures par zone, mises à jour à chaque relevé
- Registre IPM complet, présentable en récolement ou à un prêteur
- Protocole de quarantaine écrit pour les entrées d'œuvres

## Les erreurs les plus coûteuses

- Pulvériser un insecticide en salle ou en réserve : résidus sur les œuvres, dégâts irréversibles — c'est la faute professionnelle du secteur.
- Négliger la quarantaine des dons et retours de prêt : une seule caisse infestée ensemence une réserve entière.
- Poser des pièges et ne jamais les relever : un piège saturé ne surveille plus rien ; sans courbe, pas de détection précoce.

## Questions fréquentes

### Utilisez-vous des produits à proximité des collections ?

Non. En zone de collection : piégeage et mesures physiques uniquement. Les biocides restent confinés aux locaux techniques et au périmètre du bâtiment, loin des œuvres, avec FDS au registre.

### Des anthrènes dans une réserve textile : que faites-vous ?

Inspection pour localiser le foyer, renforcement du piégeage, traitement des locaux (plinthes, gaines) — et pour les pièces atteintes, relais vers un prestataire d'anoxie, que nous coordonnons avec vous.

### Pouvez-vous mettre en place une quarantaine des acquisitions ?

Oui : local dédié, protocole écrit d'inspection et de délai, pièges témoins. C'est la mesure au meilleur rapport protection/coût de toute la chaîne.

### Les poissons d'argent abîment-ils vraiment les archives ?

Oui : ils broutent la surface des papiers, les gélatines et les reliures. Mais leur présence signale d'abord un problème d'humidité — traiter l'hygrométrie du local fait partie de la réponse, et nous le documentons.
