# Bureaux : le problème est la cuisine d'étage.

> Un plateau de bureaux n'a pas de nuisibles. Sa kitchenette, ses déchets et ses faux plafonds en ont.

- Secteur : Bureaux & agences — Paris et Île-de-France
- Source canonique : https://rodilard-deratisation.com/professionnels/bureaux/

## Contexte

Dans un immeuble de bureaux, les foyers sont presque toujours aux mêmes trois endroits : la cuisine d'étage, le local à déchets, et le cheminement de câbles en faux plafond. Le plateau lui-même est rarement en cause.

La contrainte est organisationnelle plus que technique. Il faut intervenir sans croiser les occupants, sans odeur résiduelle le lendemain matin, et sans que le sujet circule dans l'open space. Un passage à 19 h avec un produit qui sent est un incident interne garanti.

L'autre particularité est la chaîne de décision : l'occupant signale, le facility manager arbitre, le propriétaire paie parfois. Un compte rendu écrit clair après chaque passage est ce qui permet au gestionnaire de rendre compte en interne — c'est souvent la vraie attente.

## Cadre réglementaire applicable

### Obligation de l'employeur

L'employeur doit assurer la salubrité des locaux de travail. Une infestation en zone de restauration ou de vestiaires relève de cette obligation et peut être soulevée en CSE.

Source : Code du travail, art. R4228-1 et suivants

### Locaux de restauration

Dès 50 salariés souhaitant y prendre leur repas, l'employeur doit mettre à disposition un local de restauration tenu dans des conditions d'hygiène convenables. Les kitchenettes partagées entrent dans le champ.

Source : Code du travail, art. R4228-22

### Produits en milieu occupé

Les biocides employés doivent permettre une réoccupation des locaux sans délai au matin. Cela écarte la plupart des traitements par nébulisation en plateau occupé.

Source : Règlement (UE) n° 528/2012

## Nuisibles par ordre de priorité

### Souris grise

La plus fréquente en bureaux. Circule par les cheminements de câbles et les faux plafonds, s'alimente dans les kitchenettes et les tiroirs. Les rongements sur les câbles réseau sont un coût caché réel. Fiche : https://rodilard-deratisation.com/dictionnaire/especes/souris-grise/

### Blatte germanique

Concentrée en kitchenette : derrière le réfrigérateur, sous le lave-vaisselle, dans le local poubelles. Se diffuse d'un étage à l'autre par les gaines. Fiche : https://rodilard-deratisation.com/dictionnaire/especes/blatte-germanique/

### Fourmi pharaon

Vit à l'intérieur toute l'année et se divise si on la pulvérise : un insecticide de contact transforme un foyer en cinq. Seul l'appât à action lente fonctionne. Fiche : https://rodilard-deratisation.com/dictionnaire/especes/fourmi-pharaon/

### Mouche domestique

Signale un local à déchets mal tenu ou un siphon de kitchenette chargé. Se règle à la source, pas au traitement. Fiche : https://rodilard-deratisation.com/dictionnaire/especes/mouche-domestique/

## Déroulé de la prestation

### 1. Diagnostic hors présence

Kitchenettes d'étage, local à déchets, vestiaires, faux plafonds et cheminements techniques. Le soir ou le week-end, sans passage en open space occupé.

### 2. Traitement sans nuisance

Appâts en postes fermés et gel en points discrets, hors zones de contact. Pas de nébulisation en plateau, pas de produit odorant : les locaux sont réoccupés le matin suivant.

### 3. Correction des points d'alimentation

Conteneur fermé, siphon entretenu, denrées en contenants, poubelles vidées le soir. C'est ce qui divise la pression par trois sans produit supplémentaire.

### 4. Compte rendu au gestionnaire

Un document par passage : ce qui a été relevé, où, l'évolution, ce qui reste à corriger côté site. Transmissible tel quel au propriétaire ou en CSE.

## Rythme conseillé

**2 à 4 passages par an** — Deux passages annuels suffisent à un site sans antériorité : contrôle des postes et des kitchenettes. Quatre sur un immeuble multi-locataires avec local à déchets mutualisé, où la pression vient des voisins autant que du site.

## Documents remis (exigibles en contrôle)

- Compte rendu écrit après chaque passage, transmissible au propriétaire
- Plan de postes par étage
- Fiches de données de sécurité
- Attestation de contrat annuel
- Note de recommandations pour le prestataire de nettoyage

## Les erreurs les plus coûteuses

- Laisser les poubelles de kitchenette pleines la nuit : c'est le seul point d'alimentation nécessaire à une colonie.
- Pulvériser un insecticide du commerce sur des fourmis : la colonie se scinde et le problème se multiplie.
- Traiter un étage pendant que la kitchenette du dessus reste la source.
- Oublier le local à déchets mutualisé de l'immeuble, hors périmètre du bail mais à l'origine de la pression.
- Ne pas documenter : le sujet revient en CSE sans qu'on puisse montrer ce qui a été fait.

## Questions fréquentes

### Peut-on intervenir en dehors des heures de travail ?

Oui, c'est le mode normal en bureaux : le soir après 19 h, tôt le matin, ou le week-end. Les produits employés permettent une réoccupation sans délai le matin suivant, sans odeur ni aération préalable. Nous prévoyons l'accès avec le gardien ou le facility manager, badge et accompagnement si votre site l'exige.

### Des souris dans le faux plafond : faut-il tout déposer ?

Non, presque jamais. Le traitement se fait par piégeage et appâtage aux points de passage, qui s'identifient par les traces de graisse et les déjections le long des cheminements de câbles. La dépose de plafond ne se justifie que pour retirer un cadavre localisé par l'odeur, ou pour colmater un passage structurel entre deux plateaux.

### Qui paie, le locataire ou le propriétaire ?

Cela dépend du bail. Les traitements courants dans les locaux privatifs sont généralement des charges du locataire ; les parties communes de l'immeuble, les gaines et le local à déchets relèvent du propriétaire ou des charges communes. Nos devis séparent explicitement les deux périmètres, pour que la refacturation ne pose pas de débat.

### Le sujet a été soulevé en CSE. Que pouvez-vous fournir ?

Un compte rendu daté par passage, le plan de postes, et une note de constat décrivant l'origine et les mesures engagées. Dans ce contexte, la pièce utile n'est pas l'attestation commerciale mais le document qui montre une chronologie : signalé le X, intervenu le Y, origine identifiée, correction demandée au site, contrôle le Z.
